Désignation d'Anne Hidalgo comme candidate à l'élection présidentielle

Ce jeudi 14 octobre s'est tenue la désignation du candidat ou de la candidate des socialistes à l'élection présidentielle.

À l'issue de ce vote, Anne Hidalgo a été désignée par les militants pour être la candidate du Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle avec 72,74 % des voix contre 27,26 % pour Stéphane Le Foll.

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Regarder la déclaration

Premier déplacement de campagne pour notre candidate

Au lendemain de sa désignation, Anne Hidalgo a effectué son premier déplacement en tant que candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2022. Elle était auprès des sages-femmes mobilisées à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis. Ces femmes, premières de cordée, luttent pour la reconnaissance de leurs compétences, une meilleure formation et la revalorisation de leur métier

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Suite à ce déplacement en Seine-Saint-Denis, Anne Hidalgo s'est rendue en Espagne à Valence pour participer au 40ᵉ Congrès du PSOE et rencontrer Pedro Sánchez.

 

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L'affiche et le tract

Cette désignation marque le lancement de la campagne présidentielle pour les socialistes. Découvre la première affiche et le premier tract, n'hésite pas à les diffuser massivement !

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Télécharger le tract

La convention d'investiture de la candidate le 23 octobre à Lille

Le 23 octobre prochain se tiendra à Lille un grand meeting d'investiture d'Anne Hidalgo en tant que candidate officielle du Parti à la présidentielle.

Si tu veux t'y rendre, et si ce n'est pas déjà fait, nous t'invitons à t'inscrire pour participer à ce bel évènement de lancement de campagne !

S'inscrire

Olivier Faure dans « Bourdin Direct »

Le Premier secrétaire était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 15 octobre au lendemain de la désignation d'Anne Hidalgo comme candidate du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2022.

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«  Oui, Anne Hidalgo a raison de vouloir baisser les taxes sur le carburant, quand les prix du gaz et de l'électricité ne cesse d'augmenter. Il faut une mesure simple et rapide. Le pouvoir d’achat des Français baisse sous la pression des dépenses contraintes. »
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« Anne Hidalgo veut augmenter les salaires sur la base de l'utilité sociale. Il faut repenser la hiérarchie salariale. Il n'est plus possible de valoriser les prédateurs et sous-payer les métiers de l'attention aux autres. Dans quel monde voulons nous vivre ? »

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« La réduction du temps de travail on peut en parler. Quand j’entends la macronie proposer 67 ans pour le départ à la retraite. Il y a des métiers pour lesquels prolonger est juste une souffrance ! Moi je refuse que l’on continue ainsi de l’allonger ! »

Tu peux retrouver l'intégralité de l'interview sur notre chaîne Youtube.

Voir le replay

Les communiqués de presse

16 et 17 octobre : Opération « Tous sur le pont ! »

Jeudi 14 octobre 2021

« Les 16 et 17 octobre prochains, les militant·e·s socialistes donnent le coup d’envoi de la campagne pour l’élection présidentielle. 

Partout en France, des milliers de mobilisations seront organisées pour défendre le ou la candidat·e investi·e à l’issue du scrutin prévu le 14 octobre. »

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Le Parti socialiste commémore le 17 octobre 1961

Vendredi 15 octobre 2021

« Le 17 octobre 1961, il y a tout juste 60 ans, la police parisienne, sous les ordres du préfet de police Maurice Papon, réprimait dans une violence extrême une manifestation de « Français musulmans d’Afrique du Nord » en faveur de l’indépendance de l’Algérie organisée à Paris par la fédération de France du Front de libération nationale (FLN). 

Cette nuit dramatique a longtemps été occultée, dissimulant en particulier les responsabilités d’un préfet de police zélé qui a fermé les yeux et couvert les actions des policiers lors de cette répression sanglante. »

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Les billets de nos secrétaires nationaux

Le Parti Socialiste soutient la mobilisation des sages-femmes - Les maternités sont en danger !

Mardi 12 octobre 2021

Céline Hervieu, secrétaire nationale à l'enfance, à la famille et à la parentalité

Antoine Pelissolo, secrétaire national à la Réforme du système médical et hospitalier 

« De nombreuses organisations de Sages-Femmes (ainsi que les étudiants en maïeutique) sont mobilisées depuis septembre 2021 pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Elles ont déposé un préavis de grève pour le 7 octobre 2021 pour défendre l’amélioration de leurs conditions d’exercice dans la fonction publique hospitalière et dans les maternités à but non lucratif. »

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Le plastique n'est plus fantastique

Mardi 12 octobre 2021

Charlotte Picard, secrétaire nationale adjointe à l'accès aux droits et à la consommation

« Vous avez déjà vu ces images hallucinantes de citrons ou de bananes emballés à l'unité dans du plastique, comme si la peau du fruit n'avait aucune utilité, comme s'ils n'allaient pas supporter le voyage du supermarché à notre cuisine, alors qu'ils ont déjà fait tellement de kilomètres en cargo et camion.

Et fort heureusement, souvent, nous rions du ridicule de cette situation : devoir déballer quelque chose qui n'avait pas besoin d'être emballé. Demain (au 1er janvier) nous devrions pouvoir arrêter de rire de ce suremballage et laisser la nature protéger elle-même ses fruits, ce qu'elle faisait déjà très bien. »

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Le Zap'Parlementaire

Comme chaque semaine, nous vous proposons de retrouver les questions au gouvernement de nos député·e·s et sénateur·trice·s en séance ! Pour voir le replay, c'est ici :

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Voir sur Youtube

Les podcasts du Parti socialiste 

Les replays tous nos podcasts sont disponibles sur Apple Podcast, Spotify, mais aussi Deezer, Podcast Addict, Youtube, Soundcloud et d'autres encore !

Cette semaine, retrouve un podcast inédit des ateliers de Blois : Égalité femmes-hommes dans l'entreprise : « À travail égal, salaire égal ! », animé par Gabrielle Siry-Houari avec Céline Piques, Valérie Lion et Sébastin Vincini.

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 LES 3 POINTS À RETENIR 

 

NOS 5 SOLUTIONS FACE A LA HAUSSE DES PRIX DE L'ENERGIE ! Mardi, Valérie Rabault a interrogé le Premier ministre sur la hausse des prix de l'énergie : ce dernier propose un chèque de 100 euros, alors que les hausses déjà enclenchées représentent pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants qui se chauffe au gaz et qui a une voiture 806 euros (sur une année). Nous avons proposé 5 solutions pour que les Français puissent vraiment faire face à la hausse de leurs factures d'énergie :

  1. Donner accès à un volume minimal de gaz, de fioul ou d’électricité à un tarif très bas
  2. Doubler le chèque énergie et le verser par virement automatiquement
  3. Augmenter le nombre de bénéficiaires du chèque énergie 
  4. Accorder le chèque énergie à ceux qui n’ont pas d’autre choix que prendre leur voiture pour aller travailler
  5. Engager une discussion européenne sur une baisse temporaire de la TVA sur des produits énergétiques.
 

PANDORA PAPERS - NOS PROPOSITIONS. Après les Offshore Leaks, les Luxleaks, les Panama Papers, les Paradise Papers…ont été révélés en début de semaine les "Pandora papers". Ces "dissimulations" fiscales représentent 11 300 000 000 000 euros. Des solutions existent. Elles ont été défendues par notre groupe depuis 2017 sur les aviseurs fiscaux, la fiscalité du Qatar ou l'imposition des multinationales. Nous proposons en effet que toute entreprise domiciliée à l’étranger, qui fait des profits en France, soit taxée à proportion de ses ventes sur notre territoire. Cette proposition comme les autres a été systématiquement repoussée par le gouvernement et sa majorité. 

 

NON AUX THERAPIES DE CONVERSION. Mardi, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la proposition de loi visant à lutter contre les pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu, ce qu'on appelle les "thérapies de conversion". Les thérapies de conversion s’appuient sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il est nécessaire de guérir. Elles conduisent des charlatans à user de méthodes barbares et dangereuses aussi bien psychologiquement que physiquement pour les personnes qui les subissent : exorcisme, électrochocs ou injections d’hormones. Leur interdiction apparaît d’autant plus nécessaire que ces pratiques visent tout particulièrement des personnes très jeunes qui sont d’autant plus fragiles.

 

HAUSSE DES PRIX DE L'ENERGIE - NOS 5 SOLUTIONS

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Mardi, Valérie Rabault a interrogé le Premier ministre sur la hausse des prix de l'énergie : ce dernier propose un chèque de 100 euros, alors que les hausses déjà enclenchées représentent pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants qui se chauffe au gaz et qui a une voiture 806 euros (sur une année).

Le Premier ministre a reconnu que face à ces 806 euros de perte de pouvoir d'achat supplémentaire, le gouvernement mobilise au mieux 400 euros. 

Nous avons proposé 5 solutions pour que les Français puissent vraiment faire face à la hausse de leurs factures d'énergie :

  1. Créer un bouclier tarifaire énergétique avec l’accès à un volume minimal de gaz, de fioul ou d’électricité à un tarif très bas, comme l’expérimentent aujourd’hui certaines collectivités locales pour l’eau
  2. Doubler le chèque énergie et le verser par virement automatiquement
  3. Augmenter le nombre de bénéficiaires du chèque énergie en doublant le seuil d’éligibilité. Concrètement, le ménage de 2 adultes et 2 enfants le perçoit s’il a moins de 1800 euros par mois. Avec notre proposition, on l’accordera, dans le cas du ménage de 2 adultes et de 2 enfants, à ceux qui ont moins de 3500 euros par mois
  4. Accorder le chèque énergie à ceux qui n’ont pas d’autre choix que prendre leur voiture pour aller travailler. Ils sont 14 millions et parmi eux 8,5 millions ont moins de 1700 euros par mois
  5. Enfin, la France va présider l’Union européenne de janvier à juin 2022. Nous demandons au Gouvernement d’engager une discussion sur une baisse temporaire de la TVA sur des produits énergétiques.
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 Question de Valérie Rabault 
 Députée de Tarn-et-Garonne 

 

PANDORA PAPERS - NOS PROPOSITIONS

Après les Offshore Leaks, les Luxleaks, les Panama Papers, les Paradise Papers…ont été révélés en début de semaine les "Pandora papers". Ces "dissimulations" fiscales représentent 11 300 000 000 000 euros.

  • La frontière entre fraude et optimisation fiscale agressive est bien mince. Toutes ces opérations ne sont pas illégales, mais elles sont immorales parce qu’elles laissent à tous les autres le soin de payer la contribution aux biens communs : hôpitaux, écoles, police, services publics...
  • Des solutions existent. Elles ont été défendues par notre groupe depuis 2017 sur les aviseurs fiscaux, la fiscalité du Qatar ou la fiscalité des multinationales. Nous proposons en effet que chaque société domiciliée à l’étranger vendant des biens ou des services en France pour un montant excédent 100 millions d’euros (ce montant pouvant ultérieurement évoluer) devienne sujette à l’impôt sur les sociétés, qu’elle possède un établissement stable en France ou non. 
  • Concrètement, si une multinationale fait 10 milliards d’Euros de bénéfices consolidés dans le monde, et qu’elle réalise 10 % de son chiffre d’affaires en France, alors le calcul de son impôt sur les sociétés en France se fera sur la base de 10 % de ces 10 milliards, soit 1 milliard d’Euros. Quand bien même ces bénéfices auraient été artificiellement transférés comptablement vers des pays à fiscalité nulle ou très faible.Nous proposons notamment que toute entreprise domiciliée à l’étranger, qui fait des profits en France, soit taxée à proportion de ses ventes sur notre territoire.
  • Cette proposition portée par Boris Vallaud et l'économiste Gabriel Zucman a été rejetée par la majorité. Olivier Faure a demandé au gouvernement de reprendre cette proposition.

Lire l'amendement Vallaud/Zucman

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 Question d'Olivier Faure 
 Député de Seine-et-Marne 

 

NON AUX THERAPIES DE CONVERSION !

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Mardi, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la proposition de loi visant à lutter contre les pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu, ce qu'on appelle les "thérapies de conversion".

Les thérapies de conversion s’appuient sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il est nécessaire de guérir.

  • Elles conduisent des charlatans à user de méthodes barbares et dangereuses aussi bien psychologiquement que physiquement pour les personnes qui les subissent : exorcisme, électrochocs ou injections d’hormones
  • Leur interdiction apparaît d’autant plus nécessaire que ces pratiques visent tout particulièrement des personnes très jeunes qui sont d’autant plus fragiles.


En dépit des nombreuses incriminations existantes qui permettent de poursuivre et de condamner les personnes pratiquant ces thérapies de conversion (Abus de faiblesse, violence, séquestration, exercice illégal de la médecine…) il est nécessaire de légiférer et de créer une nouvelle incrimination pénale pour deux raisons :

  1. Le droit pénal se doit toujours d’être le plus clair et le plus précis possible ;
  2. Légiférer permet d’alerter sur ces pratiques odieuses.

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 Discours de Lamia El Aaraje 
 Députée de Paris 

 

PERSONNELS NON VACCINES DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ET MEDICO-SOCIAUX - QUELS CHIFFRES ET QUELLES SOLUTIONS ?

Hervé Saulignac a interrogé sur les difficultés que rencontre le secteur sanitaire sanitaire et médico-social avec les personnels non vaccinés.

  • Leur absence plonge des établissements dans des situations intenables. A ces suspensions, s'ajoutent les arrêts maladie ou les congés de droit qui ont explosé parmi les non vaccinés. 
  • Les solutions avancées pour palier à ces absences sont parfois inacceptables, notamment lorsque l’ARS propose à des établissements d’hébergement pour personnes handicapées, d’engager des individus condamnées à des travaux d’intérêt général en remplacement d’éducateurs qualifiés ! 
  • Sans réouvrir le débat sur l'obligation vaccinale des soignants, Hervé Saulignac a demandé la réalité des chiffres sur les personnels qui manquent et les réponses que le gouvernement compte apporter.

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 Question d'Hervé Saulignac 
 Député de l'Ardèche 

 

DANS LES MEDIAS

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RDV 2022 !

Rappel de nos propositions

Sous la houlette de Boris Vallaud et Vincent Duchaussoy, le groupe projet consacré au travail a remis ses pistes de travail et ses propositions. Regroupées dans un livret intitulé « Un emploi pour tous, un travail digne pour chacun », elles ont vocation d’ici le mois de juin à agiter le débat à Gauche. 

Accéder au livret

L'enjeu est aussi simple que fondamental : faire émerger ce que nous sommes et ce que nous portons tout en prenant toujours plus en compte les grands enjeux de notre époque comme la transition écologique, les enjeux numériques, les combats féministes, etc ...

Durant 6 mois, nous aborderons chaque mois un grand thème structurant de notre société et des attentes des Françaises et des Français pour formuler des orientations, des solutions, des propositions qui seront ensuite présentées chaque premier jeudi de chaque mois dans un « Live du projet ».

Mais on ne s’arrête pas là, puisque ces propositions seront ensuite partagées et mises en débat avec des syndicalistes, des responsables associatifs, des chercheurs, des citoyens engagés et vous bien entendu ... afin d’en tirer des propositions. La règle est simple, si tu souhaite compléter, améliorer ou proposer d’autres solutions plus justes et plus efficaces, libre à vous !

Donne ton avis en votant sur la plateforme « RDV2022 » et contribue à construire le projet socialiste de demain !

Voter les propositions

La niche parlementaire

La NEWSletter est aussi l'occasion pour nous de te présenter le travail de nos parlementaires à l'Assemblée nationale. Dans le cadre de leur mandat, les députés socialistes sont soumis à un calendrier serré, rythmé par les sessions de débat et les permanences locales.

Il est défini par l'article 48 de notre Constitution, qui dispose qu'« Un jour de séance par mois est réservé à un ordre du jour arrêté par chaque assemblée à l'initiative des groupes d'opposition de l'assemblée intéressée ainsi qu'à celle des groupes minoritaires. »

Ce calendrier leur impose une « fenêtre parlementaire », couramment appelée « niche », pendant laquelle ils peuvent inscrire leurs propositions à l'ordre du jour de l'Assemblée. Nous te détaillons ici quelques unes de ces propositions, qui sont disponibles juste ici : 

Lire les propositions

Parmi ces propositions, Boris Vallaud et Hervé Saulignac proposent une Aide Individuelle à l’Émancipation (solidaire), qui permettrait aux jeunes de traverser la crise actuelle sereinement. De son côté, Isabelle Santiago porte une proposition de loi visant à renforcer la protection des mineurs victimes de violences sexuelles. Dans le contexte de #MeTooInceste, elle insiste sur la nécessité pour les groupes politiques de collaborer et d'unir leurs forces pour lutter collectivement contre les abus sexuels. 

Ces propositions de nos députés impulsent un mouvement politique de fond, en s'attachant à des problématiques aussi concrètes que variées. Nous t'invitons à prendre connaissance de ce travail, que nous saluons tant pour son ambition que pour sa qualité.

Olivier Faure dans « Dimanche en politique »

Ce dimanche 7 février 2021, notre premier secrétaire était l'invité de l'émission « Dimanche en politique », diffusée sur France 3. Tu peux retrouver le replay juste ici : 

Voir le replay

La délégation socialiste européenne

Débat sur l'interdiction de l'avortement en Pologne : Solidarité avec les Polonaises et les Polonais

- Le Mardi 9 février 2021

Le Parlement européen a organisé ce matin, mardi 9 février 2021, un débat sur l’interdiction de l’avortement en Pologne. Les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique s’y sont exprimés pour condamner avec force ce recul supplémentaire des droits fondamentaux en Pologne.

« Au mois d’octobre, nous avions déjà dénoncé l’arrêt du Tribunal constitutionnel polonais, contrôlé par le PiS, restreignant davantage les interruptions volontaires de grossesse. Avec la pression européenne, il avait un temps semblé que le Gouvernement polonais allait reculer » rappellent Sylvie Guillaume, Présidente socialiste de la délégation de la gauche sociale et écologique, et Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique, tous deux membres de la commission parlementaire en charge des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Lire le communiqué

Le Parlement européen exige une économie neutre en carbone, durable et non toxique d'ici 2050

- Le Mercredi 10 février 2021

Les eurodéputés ont adopté une nouvelle stratégie dans le cadre de l’économie circulaire conformément aux objectifs développés au sein du Pacte vert européen. Les membres de la Délégation de la gauche sociale et écologique se félicitent de l’adoption de ce deuxième plan d’action qui appelle à des objectifs contraignants pour 2030 concernant l’utilisation des matières premières et l’empreinte de la consommation, couvrant l’ensemble du cycle de vie de chaque catégorie de produit mise sur le marché européen.

Pour Éric Andrieu, membre de la Commission en charge de l’environnement et de la santé : « l’essor de l’économie circulaire est une priorité stratégique pour l’Union, car elle permet à la fois préservation des ressources naturelles, consommation durable, amélioration de la qualité de vie, développement des territoires, création de valeur et d’emplois et réinsertion de personnes vulnérables ». Mais il faut être prudent sur un point, ajoute l’eurodéputé : « Le recyclage ne doit pas être un prétexte pour réintroduire des substances dangereuses que la législation entend éliminer. Les substances interdites ne doivent pas revenir sur le marché de l’Union dans des produits de consommation par l’intermédiaire d’activités de recyclage ! ».

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Sanofi : Actionnaires qui rient, chercheurs et malades qui pleurent

- Le Samedi 6 février 2021

La pandémie que nous vivons aura agi comme un accélérateur et un révélateur des stratégies déployées par Sanofi : malgré des milliards d’argent public, le laboratoire ne privilégie plus la recherche et développement (R&D).

Pourtant, de façon totalement contre-intuitive, cet échec dramatique n’a pas empêché l’entreprise de publier de très bons résultats pour 2020. Un bénéfice net de 12,3 milliards d’euros, en augmentation de 340 %. Comment un tel résultat est-il possible ? Sanofi vit sur ses actifs, les brevets qui datent de l’époque où le laboratoire innovait en investissant dans la recherche et développement. Désormais, il a une stratégie financière double : spéculative avec des plans d’économies drastiques – et c’est un comble, des coupes dans les dépenses en matière de recherche – afin de pouvoir vivre de ses rentes tant que les brevets ne sont pas dans le domaine public, et des achats d’entreprises qui, elles, innovent en utilisant la force de frappe financière de l’entreprise. Tout aussi choquant est de constater les bénéfices colossaux que les actionnaires vont se partager au moment même où l’entreprise annonce la suppression de centaines de postes au sein de son entreprise, la fermeture d’un de ses sites et l’arrêt de nombreuses activités de recherche.

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« L'Éducation, encore et toujours »

- Le Mercredi 10 février 2021

Yannick Trigance, secrétaire national à l'Éducation et à l'Enseignement supérieur

Depuis maintenant une année, dans un contexte inédit, particulièrement déstabilisant et anxiogène, les chefs d’établissements, les directrices et directeurs d’école, les enseignants et au-delà, les équipes éducatives, ont permis aux élèves et à leur famille, grâce à leur implication et à leur réactivité, de garder un contact et une activité scolaire indispensables au bon développement de notre jeunesse.

Malgré cet engagement sans faille des professionnels de l’éducation, force est de constater que les confinements successifs et les modalités de fonctionnement actuelles des établissements, notamment dans le second degré, ont des conséquences inquiétantes pour un grand nombre d’élèves en termes de décrochage scolaire, d’acquisition des connaissances et de lien social.

Si nous souhaitons toutes et tous que cette crise sanitaire ne soit plus qu’un mauvais souvenir, nous en sommes encore loin et cette année scolaire n’est décidément pas une année scolaire « comme les autres ».

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La revue de presse

Libération | « Revenu de base : des départements PS attendent toujours un feu vert »

En 2017, les socialistes avaient porté l'idée d'un revenu universel. Si l'idée avait été moquée lors de son introduction dans le débat public, elle est aujourd'hui plébiscitée. Dans cet articleLibération analyse plusieurs pistes d'expérimentation du revenu de base, et fait part des attentes des élus socialistes au sein des collectivités locales. Tu peux le retrouver en intégralité juste ici :

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Le Monde | Autoroutes : « La préservation de l’intérêt général n’est plus assurée, il est temps d’arrêter les frais »

Un collectif de députés et de sénateurs socialistes, dont Olivier Jacquin, Christine Pirès-Beaune, Olivier Faure et Patrick Kanner, appelle, dans une tribune au Monde, à mettre fin aux déséquilibres des concessions autoroutières en auditant les contrats, en vue d'engager un processus de réseau.

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« Un emploi vert pour tous »

Hémisphère gauche et l'Institut Rousseau ont lancé une campagne « Un emploi vert pour tous » visant notamment à créer un million d'emplois dans les métiers de la reconstruction écologique et du lien social. Les socialistes soutiennent cette initiative, tu peux d'ailleurs signer leur pétition.

Signer la pétition

Le Zap'Parlementaire

Comme chaque semaine, nous te proposons de retrouver les questions au gouvernement de nos députés et sénateurs en séance ! Pour voir le replay, c'est ici ⤵️ 

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Adopter et partager les gestes barrières

Pour enrayer l'épidémie du Covid-19, éviter de tomber malade et de transmettre la maladie, voici les gestes barrières à appliquer systématiquement.

Ensemble, respectons les consignes pour combattre l'épidémie.

 

Merci de nous avoir lus Jean-Claude.


Parti socialiste 🌹
http://www.rdv2022.fr/

Cette semaine a été marquée par les initiatives des socialistes pour alerter le gouvernement sur la situation de la jeunesse en cette période de crise sanitaire, économique et sociale. Nous reviendrons sur la campagne lancée par les Jeunes socialistes, sur notre format « On part en live » qui s'est déroulé hier soir, consacré à la précarité de la jeunesse, sur l'interview de Valérie Rabault dans Les Échos et sur la tribune de nos secrétaires nationaux, Yannick Trigance et Isabelle Rocca, sur la situation toute particulière des universités et des étudiant·e·s.

À l'occasion de son interview chez Jean-Jacques Bourdin, Olivier Faure a dénoncé la stratégie vaccinale du gouvernement et a demandé transparence et concertation avec les collectivités locales. Tu pourras retrouver cet entretien en intégralité.

Vendredi dernier, Olivier Faure était à la tête de la délégation socialiste qui s'est rendue à Jarnac en hommage à François Mitterrand. Nous te proposons un retour en images sur ce déplacement.

Tu trouveras également un replay de l'interview de notre premier secrétaire qui était l'invité de Radio J dimanche dernier, un communiqué de presse sur les événements qui se sont déroulés à Cayenne la semaine dernière, le clip en faveur de la vaccination de nos député·e·s et bien sûr le Zap'Parlementaire.


En finir avec la précarité de la jeunesse

Les jeunes sont particulièrement frappés par la crise que nous traversons et le gouvernement ne leur accorde pas l'attention qu'ils méritent ! Pour alerter sur cette situation et en sortir, les socialistes se mobilisent à travers une campagne des Jeunes socialistes contre la précarité qui frappe la jeunesse ; une proposition de loi au Sénat pour demander l'extension du RSA aux moins de 25 ans ; la présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale déplore dans Les Échos que les facs soient livrées à elles-mêmes et dans Libération nos secrétaires nationaux en charge de l'éducation proposent de sortir les étudiant·e·s et les universités de l'angle mort dans lequel les cantonne la politique gouvernementale.

La campagne des Jeunes socialistes

Ignorée, voire méprisés par le gouvernement, les jeunes de France vont mal. Il est urgent d'agir pour ne pas sacrifier une génération. Les Jeunes socialistes lancent leur campagne pour alerter sur la précarité de la jeunesse en cette période de crise sanitaire, économique et sociale.

Télécharger les visuels

« On part en live » | Le replay

Hier soir avait lieu un nouvel épisode de « On part en live » avec Rémi Cardon, sénateur de la Somme, sur le thème de la précarité de la jeunesse. Il nous a notamment parlé de sa proposition de loi pour étendre l'accès au RSA aux moins de 25 ans qui sera examinée en séance publique le 20 janvier. L'idée est de répondre à l'urgence et d'accompagner les jeunes pour les aider à traverser la crise à laquelle nous faisons face.

Tu n'as pas pu assister à ce live Facebook animé par Maxime Sauvage avec Monique Lubin, Orlane François, Emma Rafowicz et Nathan Abou ? Nous te proposons donc de regarder le replay !

Le replay

Ce matin, Bruno Le Maire a été interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur l'ouverture du RSA aux 18-35 ans. Il continue à s'opposer à cette mesure malgré la grande précarité à laquelle font face les jeunes à cause de la crise. Olivier Faure a réagi aux propos du ministre sur Twitter :

Les Échos | Valérie Rabault : « Le gouvernement n'est pas suffisamment aux côtés des étudiants dans cette crise »

Cette semaine, Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale, accordait une interview aux Échos. Elle tire la sonnette d'alarme sur le sort des étudiant·e·s, très fragilisé·e·s par la crise du Covid.

« Au motif de l'autonomie des universités, le gouvernement laisse les facs trop livrées à elles-mêmes. »

Lire l'interview

La situation des universités

Lundi, Yannick Trigance, secrétaire national du PS à l'Éducation et à l'Enseignement supérieur, et Isabelle Rocca, secrétaire nationale adjointe du PS pour l'Éducation populaire, publiaient une tribune dans Libération : « Crise sanitaire : les universités, angle mort du gouvernement ».

« La gestion de la crise par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche met en danger une génération entière d’étudiants, tant sur le plan de leur formation que sur celui des risques psycho-sociaux. »

Lire la tribune

Stratégie vaccinale : Olivier Faure demande au gouvernement transparence et concertation avec les collectivités locales

Chez Jean-Jacques Bourdin, Olivier Faure a déploré que, dans la course de vitesse engagée contre l’épidémie, le Gouvernement semble toujours avoir un train de retard. Il a réitéré sa demande auprès du Premier ministre de faire toute la transparence sur la campagne de vaccination en mettant les données en open data. Il a regretté que l’on ne fasse pas davantage confiance aux élus locaux pour déployer sur le terrain la stratégie vaccinale. Il a enfin répété que la démocratie ne pouvait pas être confinée et supplantée par un conseil de défense opaque. 

Retrouve l'intégralité de cette interview :

Les socialistes rendent hommage à François Mitterrand

Il y a 25 ans disparaissait François Mitterrand, premier président socialiste de la Ve République, l'homme qui incarna la victoire du peuple de gauche le 10 mai 1981 et engagea la transformation durable de notre pays. Olivier Faure était présent à l'hommage officiel rendu à Jarnac en Charente sur la tombe de l'ancien président. Il était accompagné de Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de France Urbaine, Ségolène Royal, ancienne ministre, Rachid Temal, sénateur du Val-d'Oise et Brigitte Marciniak, première secrétaire fédérale de Charente.

Retour en images

Olivier Faure sur Radio J

Dimanche dernier, le Premier secrétaire était l'invité de Radio J. Si tu souhaites écouter ou réécouter cet entretien, nous te proposons un replay !

Radio J

CP | Le PS condamne fermement les méthodes de maintien de l'ordre utilisées à Cayenne

– Le mardi 12 janvier 2021

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Josette Borel-Lincertin, secrétaire nationale à l'Outre-mer

Le Parti socialiste condamne fermement les méthodes de maintien de l’ordre qui ont été utilisées en fin de semaine dernière à Cayenne, en Guyane.

En effet, les forces de l’ordre ont eu recours à un chien policier qui a été lâché dans les rues du chef-lieu guyanais contre des carnavaliers et des manifestants pacifiques. Ce lâcher de chiens vient résonner cruellement dans la mémoire collective des Outre-mer : ces animaux étaient utilisés pour mater les révoltes des anti-esclavagistes et des esclaves au temps détestable de la colonisation.

Lire la suite

Les parlementaires socialistes

Le clip des député·e·s socialistes en faveur de la vaccination

Le gouvernement n’a pas organisé de campagne de communication « grand public » sur la nécessité de se faire vacciner. C'est pourquoi le groupe Socialiste et apparentés à l'Assemblée nationale a décidé de produire son propre clip. Nous t'invitons à le regarder !

Le Zap'Parlementaire

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Alors que l’épidémie de coronavirus reprend de la vigueur, la stratégie sanitaire du gouvernement, articulée autour du triptyque « tester, tracer, isoler », montre des failles importantes. Comment y remédier et faire en sorte que notre pays soit en capacité d’affronter ce qui ressemble de plus en plus à une deuxième vague ? Comment relever le défi scolaire et éducatif à l’heure de l’école du coronavirus ? Comment garantir le bon fonctionnement de notre vie démocratique dans un moment où notre pays tend à se fracturer plutôt qu’à se rassembler ?

En ce jour de conseil de défense, et relayant les inquiétudes de nos concitoyennes et concitoyens, voici les principales questions sur lesquelles le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité interpeller le président de la République.

Ce courrier s'inscrit dans la continuité des deux précédents adressés plus tôt dans la crise au président de la République.
OF bureau 

Ivry-sur-Seine, le 10 septembre 2020

Monsieur le Président de la République,

Depuis le début de la crise sanitaire, je me suis par deux fois adressé à vous avec la volonté constante de ne pas céder aux sirènes des polémiques stériles et en me fixant toujours comme cap d’être utile à notre pays.

Je vous ai ainsi interpellé sur les conséquences sociales du confinement, sur la nécessité de mieux garantir notre souveraineté en matière de santé, ou encore sur la meilleure reconnaissance de l’utilité sociale de nombreux métiers rendus visibles, enfin, pendant la crise sanitaire. Dans le même temps, le Parti socialiste apportait au débat public des mesures pour assurer la reprise, la rentrée scolaire et le rebond de notre économie.

Je m’adresse à vous aujourd’hui pour interroger la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement - « tester, tracer, isoler » - pour faire face à une épidémie qui reprend de la vigueur.

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Nous le voyons dans les grandes métropoles françaises, l’accès aux tests est devenu difficile. Nos compatriotes perdent patience devant les délais qui s’allongent pour obtenir un rendez-vous et accéder à leurs résultats. La période entre les deux suscite trop d’angoisse, désorganise la vie de nombreuses familles et impacte l’activité professionnelle. Il y a manifestement un engorgement qui nous oblige à connaître les solutions que vous préconisez pour y remédier et poursuivre la prescription de l’OMS « Testez, testez, testez ».

Parmi celles-ci, retiendrez-vous celle qui consiste à distinguer entre les « cas contacts » et les personnes présentant des symptômes qui pourraient être dirigées vers des laboratoires, et les personnes asymptomatiques ou qui veulent se rassurer, qui pourraient, elles, être orientées vers les centres de dépistage ? L’expérimentation d’un autotest en Polynésie française est-elle transférable et pourrait-elle être mise en œuvre dans un ou deux départements ? Les tests antigéniques, un peu moins fiables mais beaucoup plus rapides, peuvent-ils être généralisés et dans quels délais ?

Au printemps dernier, j’avais demandé à ce que la France maîtrise mieux sa politique sanitaire, qu’elle soit moins dépendante d’autres pays de manière à ne pas revivre l’expérience de la pénurie de masques et ses conséquences. A-t-on avancé sur la voie de cette souveraineté sanitaire, au niveau national ou européen, que ce soit pour le matériel de secours, le matériel médical, la chaîne des laboratoires, les réactifs pour les tests ?

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Vous le savez, le nombre de personnes infectées augmente de manière importante, parfois même de manière exponentielle, et les hospitalisations pour cause de Covid-19 ont repris à un rythme soutenu. Deux professeurs de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) ont ainsi récemment attiré l'attention sur la situation dans les Bouches-du-Rhône ces derniers jours. Selon eux, au 6 septembre, sur les 70 lits en réanimation dédiés à la Covid-19 dans le département, 67 étaient occupés. Avec leurs collègues, ils s’inquiètent, si la courbe devait continuer, d’être contraints de déprogrammer des malades pris en charge pour une autre raison que la Covid-19, avec des conséquences qui pourraient être graves, en particulier pour ceux qui ont déjà été déprogrammés au printemps dernier.

Face à cette recrudescence des infections et des hospitalisations, sommes-nous prêts à faire face ? Les stocks de blouses, surblouses, drogues, seringues, qui ont tant manqué, ont-ils été reconstitués ? Les équipes médicales et paramédicales qui ont tant donné en mars, avril et mai dernier ont-elles pu récupérer et disposent-elles des moyens pour affronter ce qui s’apparente à une deuxième vague ?

Je voudrais sur ce point vous faire part de mon incompréhension devant la situation des sages- femmes à l’issue du « Ségur de la santé ». Elles ont continué d’exercer leur activité pendant le confinement et dans des conditions difficiles. Et pourtant, alors que le Code de la santé les reconnaît comme des professions médicales, elles ont vu leur indemnité alignée sur celle des personnels non médicaux...

Des impasses ont probablement été commises dans le passé, des efforts financiers ont été consentis par le gouvernement dans le cadre du Ségur, ne le nions pas. Mais sur le terrain, rien ne semble bouger. Des professionnels continuent de dénoncer l’insuffisance des ouvertures de lits et le manque de recrutements. On me signale aussi de nombreux départs, des personnels refusant un retour à « l’anormal ». Je vous demande, Monsieur le Président, de tenir « quoi qu’il en coûte » la promesse faite aux personnels soignants et non soignants quand, à 20 heures, nous les applaudissions. Ils ont beaucoup donné, depuis des années, et demain ils et elles seront en première ligne face à la Covid-19. Il revient au gouvernement de leur donner les moyens d’exercer leur métier dans des conditions de travail satisfaisantes au service des Françaises et des Français.

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Dans son avis rendu fin juillet, le Conseil scientifique identifiait comme l’un des points de vulnérabilité français les 20 grandes métropoles du pays. Force est de constater que c'est bien à Marseille, Paris, Bordeaux, Lyon et Lille que se concentrent aujourd’hui les risques d’une reprise épidémique. Qu’est-il envisagé pour y remédier ?

Nous connaissons aujourd’hui le nombre de clusters dans notre pays. Mais en l’état, nous ne connaissons pas le nombre de personnes infectées, ni les circonstances et les lieux dans lesquelles elles ont été infectées. Je relaie la demande de nombreux spécialistes à propos d’une refonte et de la transparence sur ces données, nécessaires pour adopter des mesures ciblées.

Nos concitoyennes et concitoyens ont bien compris qu’un reconfinement général n’était pas l’option retenue par le gouvernement. Je m’en félicite. Toutefois, qu’en est-il d’un reconfinement local ou partiel ? Des pays comme l’Allemagne y ont déjà eu recours. En Angleterre, la ville de Leicester a pratiqué le confinement local. Le Conseil scientifique lui-même a recommandé comme « indispensable » que ce protocole soit activable si une métropole française se retrouvait dans une situation comparable à celle de Leicester (taux d’incidence de 141, bien moins élevé que dans certaines villes de notre pays). Ce type de reconfinement est-il envisagé et, si oui, dans quelles conditions ? Est-on prêt ? En serons-nous informés et dans quels délais ?

De même, confrontés à une résurgence du virus (même moindre qu’en France), le gouvernement anglais a imposé une limite de 6 personnes pour les rassemblements. La mesure, qui ne concerne pas les écoles et les lieux de travail, sera mise en place dès le 14 septembre. Pourrait-elle s’appliquer en France prochainement ?

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La rentrée scolaire n’a pas été normale. Elle ne s’est pas faite non plus dans la joie. Il a manqué au moins du dialogue et des moyens, en métropole comme dans les territoires ultramarins. Aujourd’hui, la communauté éducative paie le prix de l’impréparation du gouvernement qui a préféré organisé un plan de com’ autour de « vacances apprenantes » plutôt que de préparer la rentrée. Et si tout se passe plutôt bien, nous le devons surtout à la communauté éducative, et singulièrement à l’investissement des enseignantes et enseignants.

La situation dans les écoles, Monsieur le Président, est particulièrement confuse quant au protocole à suivre lorsqu’une classe ou une école doivent être fermées. Les académies apportent des réponses différentes aux enseignants face à des situations identiques. Il est nécessaire de clarifier les procédures et règles à suivre et d’être transparent sur la situation sanitaire des établissements.

De nombreux parents doivent s’adapter en urgence quand une classe ou une école est fermée, ce qui est un vrai casse-tête quand ils ne ne disposent pas de mode de garde. Le gouvernement a ouvert la possibilité pour un parent de se mettre en chômage partiel. Mais cette solution n’est pas satisfaisante. Lors de la période de confinement, nous avons vu les limites de cet exercice qui consiste à garder les enfants à la maison tout en assurant son activité professionnelle. Et ce sont souvent les femmes qui doivent l’assurer. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’absence au travail signifie encore pour beaucoup de personnes une absence de revenus. Dans ce cas, ce sont les plus pauvres qui seront une nouvelle fois les premières victimes.

L’ARS de Bretagne a récemment préconisé de doter les enseignants de masques chirurgicaux. Cette préconisation sera-t-elle mise en œuvre et généralisée alors que le ministère de l’Éducation nationale fournit actuellement des masques en tissu ? Pouvez-vous nous préciser la position du gouvernement s’agissant du port du masque pour les élèves de l’école élémentaire ? À ce sujet, je ne peux enfin que réitérer ma demande de rendre les masques gratuits, en particulier à l’école, pour toutes les familles, car ils ne sont pas des fournitures scolaires mais un marqueur d’inégalité sociale.

L’Éducation nationale aurait dû prévoir qu’une partie de ces masques soient inclusifs. D’une part pour les élèves en situation de handicap qui en ont besoin, et d’autre part pour les enseignant.es au moins jusqu’aux CP pour l’apprentissage de la lecture et au-delà pour les enseignements de langues vivantes étrangères ou régionales. Sait-on quand ceux-ci pourront être livrés ?

Au-delà de l’urgence sanitaire, c’est l’urgence scolaire et pédagogique qui doit être notre préoccupation. Quelle école à l’heure de la Covid-19 ? Nous avons des propositions, nous les tenons à votre disposition.

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Enfin, Monsieur le Président, nous sommes collectivement devant un défi démocratique. Avec cette crise inédite, personne ne peut décider seul. Il est plus que jamais important d’associer les représentants de la nation. Vous ne le faites pas. Les partis et les présidents de groupe ne sont pas réunis, pas informés, pas associés. Ce n’est pas sain pour la vie politique de notre pays.

En agissant de la sorte, vous encouragez le développement des fake news, des anti-masques, des complotistes qui vous disent que c’est vous, ou eux. Cette spirale est délétère. Il faut sortir de ce duel infernal qui fracture la société quand elle devrait se retrouver.

Le président du Conseil scientifique a indiqué que le gouvernement serait amené à prendre des mesures difficiles dans les prochains jours. Ce teasing anxiogène ajoute inutilement de l’inquiétude et de la confusion dans la chaîne de décisions qui devrait rassurer les Français.

Il est de notre responsabilité collective, Monsieur le Président, d’apporter les informations à nos concitoyennes et concitoyens pour regagner leur confiance. Le gouvernement, de son côté, doit faire la preuve qu’il a bien anticipé cette reprise épidémique et qu’il prend des mesures préparées. Le conseil de défense de demain doit être cette occasion.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Olivier FAURE

Premier secrétaire du Parti socialiste