(Le sinistre record de Sarkozy en 2010 n’est plus très loin d’être aussi battu)

 

situation mensuelle budget Etat 31082019Début octobre, le ministère des Finances a publié la situation mensuelle de budget de l’Etat à fin aout 2019 : le solde général est un déficit de 123 Md€, du jamais vu depuis 2010 ! C’est l’occasion de rappeler que le gouvernement et ses députés ont voté en Loi de Finance Initiale pour 2019 un budget en déficit de 107,7 Md€, le 2° pire déficit de tous les temps pour la France. Seul, Sarkozy, en 2010 avait fait voter une LFI avec un déficit plus important de 117Md€, en invoquant la crise financière de 2008-2009 comme justification. Sous Hollande, le pire déficit voté en LFI est celui de 2014 à -82,6Md€, ce record, pourtant déjà condamnable et injustifié, est donc largement battu par le trio infernal Macron-Philippe-Darmanin.

On ne connait pas encore le déficit réel final de 2019, et on espère quand même que le record de déficit réel de 2010 de 148,8Md€ ne sera pas battu, mais, avec un déficit de 123Md€ à fin août, on peut quand même être inquiet.

Mais, pourquoi un tel record de déficit, alors que les salaires des fonctionnaires sont bloqués, les aides sociales (APL…) sont en baisse, la sécurité sociale rembourse de moins en moins, etc… ? Le ministère des finances invoque, dans sa publication, les effets du prélèvement à la source, mais, les véritables causes sont ailleurs :

  1. Baisse des charges pour les entreprises, sans la moindre contrepartie, pour ‘pérenniser’ le CICE de Hollande, mais avec effet pervers en 2019, car les entreprises bénéficient en 2019, à la fois des baisses de charge dès 2019, mais aussi, du CICE de 2018 !
  2. La ‘flat tax’ sur les revenus financiers : alors qu’Hollande avait uniformisé les taux d’impôts sur les revenus du travail et les revenus financiers, Macron a préféré favoriser ceux qui ont financé sa campagne en appliquant un taux unique de 12,8% sur les revenus financiers (ainsi que 17,2% de CSG).
  3. La suppression de l’ISF remplacé par un simple impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui permet d’exonérer les gros actionnaires, comme les familles Bettencourt, Dassault, Peugeot, Mulliez (groupe Auchan), Bolloré, Arnault (groupe LVMH), Pinault (groupe Kering, ex-PPR) …
  4. Les différentes mesures prises, suite aux mouvements des Gilets Jaunes, mais qui n’ont pas été financées (donc, en réalité, financées par le déficit public, comme les primes d’activité et autre défiscalisation des heures supplémentaires…). Or, de nombreux Gilets Jaunes réclamaient, en fait, une véritable amélioration du pouvoir d’achat, avec des augmentations de salaires qui n’auraient pas eu d’impact sur le déficit public, et ils ont souvent dénoncé ces mesures financées par du déficit, donc payées en ‘monnaie de singe’, car, il faudra bien un jour rembourser ce déficit. Le cas de la défiscalisation des heures supplémentaires est exemplaire : c’est la reprise d’une mesure mise en place par Sarkozy et annulée à juste titre par Hollande. On ne sait pas encore quel sera son cout en 2019 et 2020, mais, sous Sarkozy, c’était une dépense de 4,5Md€ par an, qui n’a pas permis la moindre création de nouvelles heures supplémentaires, mais qui a seulement permis de ‘récompenser’ toutes les entreprises qui avaient fait de la ‘résistance’ aux 35h en restant à 39h par semaine pour leurs salariés. En effet, il faut rappeler que 30% des entreprises (surtout les plus petites) sont toujours à 39h, donc avec 4h supplémentaires sur les fiches de paye : ce sont ces 4h supplémentaires qui ont couté 4,5Md€ par an à l’Etat, sans aucun impact positif pour l'économie, et pour une simple raison ‘idéologique’ : dénigrement des 35h ! Il faut savoir que, chez Renault, on recommence comme sous Sarkozy, à avoir des usines en heures supplémentaires, pendant que d’autres sont en chômage partiel. En 2019, c’est même pire : des usines suppriment des équipes de nuit, donc des emplois, tout en ouvrant l’usine le samedi, en heures supplémentaires pour compenser le manque de production ! Sous Sarkozy, je n’avais pas vu une telle exploitation aussi rapide de cette mesure totalement ‘perverse’ : supprimer des emplois et passer en heures supplémentaires les salariés restant pour maintenir la production ! Si beaucoup d’autres entreprises suivent l’exemple de Renault, le chômage ne devrait pas tarder à exploser.

Signez la Pétition contre la privatisation d'ADP !

Plusieurs partis et organisations relaient une même vidéo pour encourager les citoyens à signer la demande de Référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris. 

🕰Il reste 5 mois pour recueillir le bon nombre de signatures !

Alors, signez et faites signer :

✍️ https://www.referendum.interieur.gouv.fr

 
NON à la vente de nos services publics

Connectez-vous sur https://www.referendum-citoyen.net/

 
 Repenserlapolitiquemigratoire
Vous trouverez ici le texte de la conférence de Presse du Parti Socialiste, donnée le 7 octobre 2019 sur la Politique Migratoire, suite à la convocation de l'Assemblée Nationale sur le sujet "déclaration du gouvernement sur la politique migratoire de la France et de l’Europe suivie d’un débat". L’immigration, il faut en parler. Mais pas n’importe comment pour dire n’importe quoi.
 
Les différents axes de réflexion évoqués sont:
COLPORTER LES FAKE NEWS, C'EST NON !
 
FERMER LES YEUX SUR LES DYSFONCTIONNEMENTS, C’EST AUSSI ENTRETENIR LE TERREAU SUR LEQUEL PROSPÈRENT LES PRÉJUGÉS.
 
NOUS PROPOSONS 17 MESURES POUR PENSER AUTREMENT
L’IMMIGRATION DANS NOTRE PAYS :
 
  1. UN DÉBAT ANNUEL AU PARLEMENT
  2. LA CRÉATION D’UN GIEC DES MIGRATIONS
  3. CRÉER DES VOIES LÉGALES DE MIGRATIONS AU-DELÀ DE L’ASILE
  4. CRÉER DE NOUVELLES VOIES LÉGALES DE MIGRATIONS
  5. RÉDUIRE LES DÉLAIS D’ÉTUDE DES DOSSIERS DE DEMANDEURS D’ASILE
  6. AMPLIFIER LA LUTTE CONTRE LES RÉSEAUX QUI EXPLOITENT LA MISÈRE
  7. FINANCER 30 000 PLACES D’HÉBERGEMENT DIGNES SUR TOUT LE TERRITOIRE
  8. REFONDER LE RÈGLEMENT DE DUBLIN
  9. HARMONISATION DES CRITÈRES AU NIVEAU EUROPÉEN
  10. CRÉER DES CENTRES DE PREMIER ACCUEIL ET D’ORIENTATION
  11. ÉLOIGNER DÈS LES PREMIERS MOIS LES PERSONNES DONT LES DEMANDES N’ONT PAS PU ABOUTIR
  12. RÉGULARISER TOUS CEUX QUE LE SYSTÈME BLOQUE DANS UN NO MAN’S LAND SANS INTÉGRATION NI RETOUR
  13. PERMETTRE LE DROIT AU TRAVAIL DES DEMANDEURS D’ASILE DÈS 3 MOIS DE PRÉSENCE SUR LE
    TERRITOIRE ET L’ACCÈS À DES COURS DE FRANÇAIS
  14. RENFORCER LE RÔLE DES VILLES DANS LA POLITIQUE D’ACCUEIL ET D’INTÉGRATION
  15. MIEUX ASSOCIER LES ACTEURS ASSOCIATIFS À LA CO-CONSTRUCTION D’UNE POLITIQUE PUBLIQUE
    PARTICULIÈREMENT COMPLEXE
  16. DEVOIR DE VIGILANCE DES DONNEURS D’ORDRE ÉTENDU À L’OBJECTIF ZÉRO DÉFORESTATION
  17. TENIR NOS ENGAGEMENTS SUR L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT EN AFFECTANT L’INTÉGRALITÉ DE LA TTF

Au fil des semaines nous voyons la liste des victimes de féminicides et autres violences faites aux femmes s’allonger. Depuis le début de cette année, ce sont 105 femmes qui sont décédées sous les coups de leur partenaire ou ex-partenaire. Ces atrocités n’ont que trop duré. Il est temps d’agir. À l’occasion de la séance plénière du Conseil régional d’Île-de-France des 19 et 20 septembre 2019 nous demandons à la Région de mobiliser l’ensemble de ses moyens d’action pour accompagner l’État et les associations.
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Les Services d’Accueil des Urgences (SAU) d’Ile-de-France sont aujourd’hui au bord de l’explosion. Nous proposons la création d’un fonds pour venir en aide aux Urgences. 

CP Fonds Urgences

Dans un article de l’édition du 27 juin 2019 du journal Le Parisien, une infirmière décrit dans le détail un quotidien éprouvant, dans le service en grève d’un grand hôpital francilien. Outre le manque de personnel, des conditions de travail de plus en plus dégradées pèsent sur les équipes et sur les patients : « Dans mon établissement, on manque de personnel, on a du matériel cassé (des perches à perfusion au système de climatisation), des patients isolés, agressifs ou en détresse sociale, et surtout, on manque de lits pour hospitaliser les malades, qui stagnent aux urgences au lieu de rejoindre d’autres étages. »

Le Gouvernement, qui a posé vendredi 14 juin les maigres jalons de la « mission nationale de refondation des urgences » laisse les personnels de santé mitigés. L’amélioration des équipements mobiliers et médicaux est aujourd’hui une question de survie pour les SAU d’Ile-de-France qui poursuivent leur mouvement de grève.

La Région Île-de-France doit venir au secours des Urgences, restés dans l’angle mort des politiques publiques régionales, alors que les épisodes de canicule de grande ampleur deviennent récurrents.

Nous proposons la création d’un dispositif « Fonds URGENCES » dédié à l’acquisition d’équipements à destination des établissements de santé, disposant d’un service d’accueil d’urgence des patients. Malheureusement, ce dispositif a été refusé sans ménagement par la droite régionale.