fh-medium.jpgLa semaine dernière, le Conseil national de l’UMP a donné, une nouvelle fois, la vérité du président de la République : celle d’un chef de parti, d’un chef de clan,mais pas d’un chef d’État.

Après avoir humilié le service public de l’audiovisuel – en traitant ses partisans de « secte » – ,après avoir semé le trouble et le malaise au sein de l’institution militaire - en provoquant la démission du Chef d’État Major de l’Armée de Terre - et jeté la confusion au sein de l’institution judiciaire – en changeant la composition du Conseil Supérieur de la magistrature –, il s’en est pris aux syndicats, en les raillant sur leur incapacité à bloquer, par les grèves, le pays.

edito-ar.jpgOn aurait tort de chercher l'événement culturel de l'année 2007 en France du côté des musées, des théâtres, des concerts, des festivals ou de l'édition. Cet événement n'a pas eu lieu dans le champ de l'art, de la photographie, du design, de la danse, du théâtre, de la musique, ou de la littérature. Il s'est produit ailleurs, avec la participation d'une majorité de Français. Cet événement, dont les résonances s'annoncent d'ores et déjà profondes, c'est évidemment l'élection de Nicolas Sarkozy à l a tête de l'État.

Jamais un candidat à la magistrature suprême n'avait en effet autant mêlé dans sa campagne la culture à la politique. Jamais la «rupture» culturelle n'avait autant été présentée comme l'une des conditions de réalisation d'un programme politique. Il faut remonter au premier septennat de François Mitterrand, et à l'action menée par Jack Lang au début des années 1980, pour trouver un semblable rôle politique accordé à la culture.


service_public.jpg53% des français attachés aux services publics de proximité, quitte à augmenter les impôts

53 % des Français sont prêts à payer plus d'impôts pour conserver les services publics partout sur le territoire. 62 % des personnes interrogées approuvent le principe d’un dédommagement de la commune concernée par une fermeture. Tels sont les principaux enseignements du sondage réalisé par l'Ifop pour acteurspublics et Ouest-France, publié le 8 juillet 2008 et commenté par Frédéric Dabi, directeur du département d’opinions et stratégie d’entreprise de l’Ifop. 44 % des sondés se disent cependant prêts à accepter la fermeture de certains services, au regard de l’ampleur du déficit de l’État. Cet arbitrage, entre économies budgétaires et maintien des services publics de proximité, divise l’opinion :