Il a ensuite, souligné que la suite consistait à poser les jalons d'une construction européenne nouvelle à la politique fiscale harmonisée

 

Sinon, nous continuerons à avoir des pays qui font la compétition entre eux, à coup de baisses d’impôts sur les bénéfices des sociétés, et cette compétition, elle est nuisible aujourd'hui, à la croissance, à la création d’emplois, à la localisation d’emplois industriels dans nos territoires.

Budget 2013 : créer les conditions d'un retour à la confiance

Le ministre de l'Economie sociale et solidaire de la Consommation s'est exprimé sur la discussion budgétaire qui va s'engager aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement ambitionne de parvenir à une croissance de 0,8% ce qui permettra de tenir son engagement quant à la réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB, l'an prochain. Pour le retour de la croissance, c'est d'abord la confiance qui doit faire son retour. Le gouvernement s'en donne les moyens

Pour faire 0,8, il faut mobiliser quelques mesures, des mesures favorables à la création d’emploi dans les PME, c'est ce que nous faisons avec le Crédit impôt recherche, qui va soutenir l’innovation dans les PME (…) Nous créons la Banque publique d’investissement, il manque d’un instrument aujourd'hui, de financement de l’économie, qui abonde ce que font les banques privées, ou ce que font mal les banques privées, qui ont restreint l’accès au crédit. Nous créons les conditions d'un retour à la confiance

Le ministre de l'économie sociale et solidaire est mobilisé les emplois d'avenir dans les quartiers :

Ces emplois d’avenir, ils vont permettre à des jeunes non diplômés, parfois des jeunes diplômés, de retrouver du travail. Non, pas de retrouver, de trouver du travail, là où ils n’en trouvent pas. Eh bien, sur ce terrain-là, nous créons les conditions aujourd'hui d’un retour à la confiance.

En conclusion, Benoît Hamon est revenu sur le budget qui sera débattu et a précisé: 

C'est un vrai budget de gauche, on rétablit la justice fiscale qu'il n'y avait plus dans ce pays. Mieux, vis-à-vis de celles et ceux qui ont beaucoup fait d’économies dans les dix dernières années, parce qu’ils étaient les plus riches, nous faisons en sorte aujourd'hui qu’ils contribuent à la hauteur de ce qu’ils peuvent. C'est la justice fiscale.