Bonjour à toutes et à tous, 

Emmanuel Macron avait promis un nouveau monde, il montre une fois de plus qu'il a créé une nouvelle droite.

En quelques jours, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont réussi de nombreuses prouesses : fin de l'exit taxe qui supprime une créance de 800 millions d'euros, nouvelles économies de 900 millions d'euros sur l'hopital, blocage du congé parental au niveau européen, stigmatisation de nos concitoyen.ne.s choqué.e.s par la baisse des APL, réforme constitutionnelle muselant le Parlement, une amitié déconcertante avec Donald Trump, etc.

Les Français.e.s demandent de l'écoute, du dialogue et du respect. A ce jour, En Marche, leur oppose le mépris. Le Gouvernement persiste dans ses réformes ultra-libérales, et s'enferme dans un dialogue avec celles et ceux qui le soutiennent.

 

Un an après l'élection présidentielle, travaillons ensemble pour une alternative vraiment de gauche, vraiment réaliste

A bientôt,

Olivier Faure

Premier secrétaire du Parti socialiste

 
 
 

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Edito.

Au début de l’année, les euro-députés sociaux-démocrates concrétisaient enfin leur décision politique de rompre avec la grande coalition qui, techniquement, associait la droite conservatrice avec la gauche. Nous nous sommes engagés dans une alliance politique avec les écologistes et la gauche radicale. Sans surprise, le groupe des Libéraux démocrates, en choisissant de s’allier avec la droite conservatrice a fait pencher la balance vers une majorité clairement à droite au Parlement européen.

"On a un gouvernement qui devait être le gouvernement de l'apaisement (...)
Ce gouvernement a fait le choix d'une stratégie de tension permanente" analyse
 
Olivier Faure, Premier secrétaire du PS
 
 logo renaissance socialiste ss ombre

Cher.e.s camarades,

Avant toute chose, je tiens à vous remercier sincèrement et chaleureusement du soutien et de l’enthousiasme dont vous avez témoigné tout au long de cette campagne.

Il n’était pas écrit il y a deux mois que les militants du PS seraient si nombreux à se mobiliser, qu’ils adresseraient un message aussi clair pour la renaissance, leur renaissance, notre renaissance collective.

J'y vois le signe d’un parti vivant, affaibli mais debout, dont les militants ont soif de rassemblement et de nouvelles aventures collectives.

Je mesure le chemin parcouru, je mesure celui qui reste à parcourir. 

Nous avons déçu, nous devons maintenant regagner la confiance de nos concitoyens en prouvant que nous avons changé et que nous avons entendu le message qu’ils nous ont adressé en mai et en juin 2017.

Le premier de ces changements doit être notre capacité à dépasser les vieux clivages, offrir aux Français une vision nouvelle de ce que la gauche peut apporter au pays. Notre rassemblement n’est pas une option mais un impératif. Quand on part de si loin, quand il y a tant à faire, quand il faut tout changer, tout reconstruire, on a besoin de toutes les énergies, de toutes les forces pour réussir.

Nous avons eu au cours de ce congrès un débat de qualité et respectueux, je voudrais en remercier Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, et Emmanuel Maurel. Je voudrais aussi remercier la direction collégiale du Parti Socialiste et son coordinateur Rachid Témal, qui ont rendu possible la réussite de ce congrès.

Le vote d'hier portait d'abord sur le choix d'une orientation, et même si je suis désormais le seul candidat, c’est à l’issue du vote du 29 mars que je deviendrai premier secrétaire. J’en appelle donc aujourd’hui aux militants pour qu’ils se mobilisent à nouveau par leur vote, pour donner corps au rassemblement et donner de la force à la renaissance.

Je serai le premier secrétaire de tous les socialistes.

Notre parti est riche de sa diversité, Cette diversité est  un atout pour redevenir demain le 1er parti de la gauche. Elle doit être respectée et valorisée dans notre maison commune.

Fédérer les socialistes c’est être à l’écoute de tous et faire des additions, pas des soustractions. C’est ce que je dirai à Luc, à Stéphane, à Emmanuel quand je les rencontrerai dans les prochaines heures et les prochains jours.

Je dirigerai ce parti dans la clarté et dans le respect du vote des militants, mais j'associerai chacun d'eux étroitement à nos chantiers et à nos choix collectifs. Il y a tant à faire, nous le ferons ensemble.

Je voudrais saluer Stéphane Le Foll, qui est arrivé en seconde position, et qui a fait le choix courageux et responsable de prendre en compte le message des militants. Ce geste a pour moi une grande valeur venant d’un homme qui est une voix forte des socialistes.

Le Parti Socialiste doit maintenant répondre à la demande des français de renouveau de la vie politique, faire confiance à de nouveaux talents, à de nouveaux visages, construire de nouvelles idées, et le faire avec tous, les citoyens, le mouvement social et cela dans tous les territoires, dans toutes les villes et villages de notre pays.

Je veux que le parti Socialiste et les français se retrouvent. La PS doit être aux côtés de celles et ceux qui se battent chaque jour pour protéger les plus faibles, pour inventer de nouvelles solidarités, pour défendre les services publics. C’est avec les Français que nous devons inventer l’avenir. A tous, je veux dire que nous nous sommes tellement manqués, maintenant nous allons nous retrouver.

Sign OF

Cher député,

j'ai appris que tu n'avais pas été sage dans l'Hémicycle.

Ce n'est pas la première fois. Comme je ne suis pas ton professeur, je ne t'ai rien dit jusqu'à présent. Et puis, tu as sans doute tes raisons. Ton corps change, tu es stressé par les attentats (peut-être ton entourage n'a-t-il pas su trouver les mots pour te rassurer), tu viens d'une banlieue difficile (comme Levallois, par exemple),  le Premier Ministre ne t'interroge jamais quand tu lèves la main, la Ministre t'en veut (en plus, ça se fait pas, elle affiche ses opinions de gauche),  ton hamster est mort,  tes parents ou tes enfants sont en plein divorce, c'est pas toi, c'est ton voisin de banc. Et puis, je sais, je sais, tu voulais travailler en îlots intempestifs et réactifs 025 1inversés de projet personnalisé et le gouvernement faisait rien qu'à te gêner avec son discours magistral réac (il est déjà sympa de te laisser jouer avec ton portable). Ça t'a énervé. C'est sûr.

Mais enfin, la culture de l'excuse a ses limites, tu serais le premier à le dire.  En plus, nombre de tes camarades ont été sages, eux ! Même des copains de ton groupe d'amis.

Mon petit, je ne suis pas ta prof mais je vais me permettre d'étendre  mon magistère afin de faire un peu de pédagogie avec toi (je profite de l'état d'urgence pour outrepasser mes droits). Ces derniers jours, il y avait un "deuil national". Ça supposait de modifier un peu ton comportement, de faire preuve de tact, de changer un chouïa tes habitudes, bref, de te tenir, sinon bien, du moins mieux.

Je ne sais pas si tu le sais mais les enfants te regardent. Oui, ces enfants pour lesquels tu ne dois pas avoir de mots assez durs quand ils dérapent gravement lors des minutes de silence, livrés à des profs fonctionnaires laxistes et gauchistes. Ils te regardent. Rassure-toi, ils ne s'identifient quand même pas à toi, ils ne te demandent pas d'être exemplaire (en plus ils t'en veulent un peu, les leçons sur le 49.3,  sur la différence entre projet et proposition de loi, ils ne les ont toujours pas digérées)(en revanche, ils aiment bien quand la loi fait la navette, je me demande s'ils n'ont pas un tropisme sénatorial). Mais enfin, quand même, ils te voient faire le pitre en plein "deuil national", moins d'une semaine après les attentats et ils posent des questions.

Et à qui ils les posent, ces questions ? Eh bien, parfois, à nous, les profs. Et là, tu vois, c'est pas sympa de ta part, on est bien emmerdés : l'Etat ne nous paie pas pour qu'on explique à des enfants que certains députés manquent totalement de sens de la dignité, de la décence et de la tenue, que certains élus se tiennent comme des idiots et vont ensuite faire la morale à tout le monde.

Alors on fait quoi ? On fait quoi avec toi qui te conduis comme ça ? Tu vas me rétorquer que c'est pas juste, que c'est parce que tu es de droite que je m'acharne, que les autres aussi  ils parlent. Et en plus, les profs c'est tous des socialistes. Je te répondrai que tu dates, que le PS et le profs, avant la Réforme du collège, peut-être, et encore...Mais enfin, ce n'est pas la question.

La question c'est toi. Il faut que tu fasses des efforts. Je sais que tu as décidé de te calmer aujourd'hui, que vous en avez parlé entre vous. C'est bien. Parce qu'hier tu m'as vraiment foutu la honte. Et que je ne sais pas trop quoi dire quand les élèves évoquent ton comportement en hémicycle. Mon collège est à deux pas de l'Assemblée, si tu veux venir leur expliquer, tu es le bienvenu. On viendrait bien, mais, nous,  on n'a plus le droit de sortir.

Article de Mara GOYET publié le 18 novembre 2015 sur le Blog "Alchimie du Collège" du Monde